Rencontre avec les IA-IPR EVS du 31/03/2016

Les IA-IPR EVS de notre académie ont souhaité rencontrer des représentantes de l'APDEN Aix-Marseille à propos de l'enquête sur les professeurs documentalistes et les heures d'enseignement publiée par l'A.P.D.E.N. (la fédération) en février 2016.

 

Présents

Pour l’Inspection Établissement Vie Scolaire Aix-Marseille : Antoine Delgado, IA-IPR EVS, Dominique Karas, IA-IPR EVS, Dominique Terrien, IA-IPR EVS, Laurent Peyre, chargé de mission (pour les CPE)

 

Pour l’association académique : Florence Marcadent, présidente de l’APDEN Aix-Marseille, Véronique Augé, membre du bureau de l’APDEN Aix-Marseille

 

A propos de l’enquête publiée par l’A.P.D.E.N. (niveau national) et la question de la position des IA-IPR concernant les ORS

L’un des éléments de l’enquête nationale* (plus de 1400 réponses) publiée par l’A.P.D.E.N. sur la situation des professeurs documentalistes en février 2016 est une carte de France présentant le positionnement des IA-IPR sur les ORS selon les académies. Cette carte a été reprise par François Jarraud sur le Café pédagogique qui l’a interprétée librement comme une carte des « bons » et des «  mauvais inspecteurs ». Sur cette carte la position des IA-IPR EVS de notre académie est présentée comme « plutôt défavorable » à l’application du décret pour décompter 2h travaillées pour une heure d’enseignement réalisée par les professeurs documentalistes.

 

Sur ce point, les trois inspecteurs tiennent à s’inscrire en faux : ils ne se sont jamais positionnés ni pour ni contre puisque la décision ne peut être prise qu’au niveau du Ministère. Leur devoir professionnel et les consignes données par l’IG les conduisent donc à la plus grande réserve en ce domaine. Ils ne peuvent qu’attendre, comme nous, que la décision soit tranchée nationalement et donner comme consigne aux chefs d’établissement de ne pas se positionner non plus.

 

Ils regrettent donc cette interprétation jugée abusive qui aurait pu les mettre en porte-à-faux face à l’Inspection Générale et qui les met en difficulté sur le terrain, que ce soit dans les établissements, les réunions de travail, les  journées de formation…

 

Les IA-IPR EVS rappellent qu’ils ont fait remonter régulièrement des notes au Recteur et à l’Inspection Générale sur les difficultés vécues par le terrain ; les courriers transmis par les professeurs documentalistes ont été relayés.

 

Ils tiennent également à souligner leur volonté de mettre en avant le rôle du professeur documentaliste dans l’A.P., les EPI et l’EMI et le réaffirment dans les établissements lors des journées de formation liées à la réforme.

 

Notre réponse : Ce classement comme « plutôt défavorable » correspond avant tout au ressenti des professeurs documentalistes de l’académie qui ont répondu au questionnaire. En tant que membres du bureau académique nous n’avons pas eu de prise sur ce classement. Nous entendons ce besoin d’éclaircissement et nous leur proposons donc d’informer le Bureau national de l’APDEN ainsi que les collègues de l’académie de leur position officielle.

 

Nous tenons à souligner à quel point ce manque de clarification sur la mise en œuvre du décret est difficile à vivre, inconfortable voire douloureux pour les collègues. Surtout, il freine souvent l’implication des professeurs documentalistes dans la réforme du Collège puisque les chefs d’établissement ont peur de les engager dans les EPI ou l’EMI sans savoir comment devront être décomptées leurs heures.

 

 

A propos de la lettre ouverte à la Ministre initiée par l’A.P.D.E.N. et signée également par l’ANDEP, le CEDIS, les formateurs ESPE, le collectif « où est le prof doc ? » publiée ce mois-ci

 

La question qui nous a été posée était : pourquoi demandons-nous une inspection spécifique ?

 

Notre réponse : La demande est très ancienne, elle date de la création du Capes qui nous a amenée à demander logiquement l’ensemble des éléments statutaires appliqués aux autres enseignants : une agrégation, une inspection spécifique, la prise en compte des heures supplémentaires, l’ISO, l’indemnité de Professeur Principal,…

 

Cela ne veut pas dire que nous les remettons en cause personnellement puisqu’au contraire, dans notre académie,  nous avons toujours veillé à maintenir le dialogue pour avancer ensemble sur l’amélioration des compétences professionnelles des professeurs documentalistes et des conditions d’exercice de la profession.

 

C’est une position de principe pour une meilleure reconnaissance du métier. Notre souhait est avant tout que soit assurée une véritable formation à l’information et aux médias de tous les élèves.

 

Les IA-IPR EVS comprennent sans forcément partager notre analyse mais tiennent à nous assurer qu’ils ont tout à fait connaissance de l’ensemble des missions du professeur documentaliste et qu’ils s’attachent particulièrement, sur le terrain, à évaluer les compétences pédagogiques de notre fonction enseignante, qu’ils reconnaissent pleinement.

 

 

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* "Les professeurs documentalistes et les heures d’enseignement. Enquête A.P.D.E.N. (ex FADBEN)". A.P.D.E.N. [En ligne], 09/02/2016. Consulté le : 30/03/2016. Disponible sur : http://www.fadben.asso.fr/Les-professeurs-documentalistes-et-388.html

 

 

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